Vie de Nomade
Les Mongols que rencontre Stéphane Passet en 1912 et en 1913 sont des pasteurs nomades, c'est-à-dire des populations vivant principalement de l'élevage et se déplaçant régulièrement avec leurs troupeaux. Organisés en petits groupes, souvent réduits à la famille, ils pratiquent des déplacements saisonniers (2 à 4 fois par an) sur des pâturages qu'ils contrôlent. Ce mode de vie repose sur une quasi-autosuffisance : les animaux fournissent à la fois l'alimentation (laitages, viande) et les matières premières nécessaires à l'habillement et à l'habitat. La yourte, habitation traditionnelle des Mongols, est une tente circulaire constituée d'une ossature en bois recouverte de feutre. Démontable et facilement transportable, elle illustre parfaitement cette adaptation à la mobilité.
Les images soulignent également l'importance du cheval. Utilisé pour se déplacer, transporter des biens et fournir des ressources, il constitue un véritable pilier de l'organisation sociale mongole, au point de s'imposer comme un élément central de la vie quotidienne.
Des autochromes et des séquences filmées de Stéphane Passet se focalisent sur les paysages de la steppe mongole. L'environnement semble inspirer l'opérateur photographe et révèle une véritable sensibilité artistique. Il exploite les variations de la lumière naturelle au fil de la journée, utilise des plans larges et joue avec les reflets de l'eau qu'il utilise comme des miroirs afin de produire des clichés à la fois esthétiques et révélatrices de l'immensité de la steppe.
Malgré leur dispersion en petits groupes, ces communautés entretiennent des interactions régulières, faites à la fois d'alliances et de conflits notamment autour de l'occupation des pâturages pour leurs troupeaux. Elles se rassemblent ponctuellement en certains lieux qui peuvent, dans une certaine mesure, être comparées à des centres urbains.






