Ecoles d'art et boîtes de nuit : la jeunesse et la radicalité en partage

Le Big Bang punk et ses suites : une impulsion transdisciplinaire

Phénomène musical d’abord, puis immédiatement mouvement culturel international, le punk est une rupture culturelle majeur. Associé aux classes populaires, le phénomène est pourtant en partie et dès ses origines, au cours des années 1970 chez les étatsuniens Suicide puis les britanniques Sex Pistols, ancré dans les réseaux des écoles d’art. Musique particulièrement intense, rapide, saturée, elle apporte aussi en Allemagne l’énergie nécessaire à une génération de musiciens et artistes en devenir, inspire et catalyse des jeunes peintres vers une création aussi spontanée et brute.

Reçue comme une destruction libératrice et une table-rase la rupture punk éveille et réactive par ailleurs auprès des musiciens comme des artistes le motif des avant-gardes artistiques du début du siècle, Dada et situationnisme en tête, et fédère les personnalités différentes et créatives. Très rapidement, le post-punk, et sa forme spécifiquement allemande de la Neue Deutsche Welle, offre un dépassement chronologique et conceptuel de l’étincelle punk première dans l’idée d’une nouvelle vague plus expérimentale, avant-gardiste et intellectuelle intensifiant des ponts et des équivalences entres champs de la création visuelle comme sonore tournées ensemble vers la création de formes nouvelles pour les années 1980. Le groupe Palais Schaumburg revendique ainsi explicitement une influence surréaliste, dadaïste, Frank fenstermacher du groupe Der Plan réalise des collages ambitieux, tandis que certains étudiants en art comme Markus Oehlen, Moritz Reichelt ou Wolfgang Müller se tournent vers une culture musicale toujours plus proche de leurs références.

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